Mauve et plantain : 2 plantes sauvages aux vertus oubliées
Deux plantes humbles. Discrètes. Presque banales pour qui ne prend pas le temps de les regarder.
La Mauve sylvestre déploie ses fleurs violacées comme de petites constellations au bord des chemins. Connue pour ses mucilages, elle adoucit, apaise, enveloppe. En infusion, la médecine traditionnelle la préconise pour calmer les muqueuses irritées. En cuisine, ses feuilles apportent douceur et onctuosité aux potages et aux farces.
La Mauve commune, plus discrète, pousse partout : trottoirs, friches, jardins. Ses petites feuilles et fleurs comestibles se glissent facilement dans les salades et les soupes, et ses propriétés apaisantes sont semblables à celles de sa grande sœur.
Le Plantain majeur, lui, pousse là où l’on marche. Compact, résistant, fidèle aux sols tassés. Ses feuilles nervurées sont décrites comme étant vulnéraires, antihistaminiques naturelles, précieuses en cas de piqûres ou d’irritations. Jeunes, elles se consomment finement ciselées ; ses graines rappellent celles du psyllium par leur richesse en fibres.
Plantes médicinales. Plantes nourricières.
Elles ont traversé les siècles, omniprésentes dans les récits populaires, les pharmacopées traditionnelles, les gestes simples du quotidien.
Et pourtant… combien de fois passons-nous à côté sans les voir ?
Apprendre à les reconnaître, c’est changer de regard. C’est comprendre que la richesse sauvage n’est pas rare : elle est sous nos pieds.
Dis-moi, quand as-tu pris le temps d’observer la mauve ou le plantain pour la dernière fois ? 🌿
Amandine



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