La bardane, on la remarque souvent pour ses feuilles immenses, parfois jugées envahissantes…
Et pourtant, la bardane (Arctium lappa) ou appelée l’herbe aux teigneux” est l’une des plantes sauvages les plus fascinantes à observer quand on s’intéresse au vivant.
Au jardin
🥕 Au jardin, sa racine pivotante très profonde, explore le sol. Elle là où peu de plantes vont et décompacte la terre en profondeur. Ses feuilles reminéralisantes et sa racine insectifuge sont précieuses au potager :
la bardane est une excellente bio-indicatrice des sols riches, profonds et vivants.
Biodiversité

D’un point de vue biodiversité, la bardane joue aussi un rôle clé :
– ressource pour les pollinisateurs tardifs
– micro-habitats sous ses grandes feuilles
– plante-hôte pour de nombreux insectes
C’est donc typiquement une espèce que l’on gagne à réhabiliter dans nos lectures de paysage, plutôt que de classer trop vite comme “mauvaise herbe”.

Même si ses fruits, munis de minuscules crochets, s’accrochent facilement aux vêtements ou au pelage des animaux qui la frôlent. C’est d’ailleurs en observant ces fruits fixés aux poils de son chien que l’inventeur du Velcro a puisé son inspiration !
==> La bardane est donc une plante étonnamment attachante !
🍽 En cuisine

🍽 En cuisine, ce sont surtout ses racines de première année qui sont recherchées.
Au Japon, elle est cultivée sous le nom de gobô. Preuve que les plantes dites “sauvages” ont toute leur place dans une gastronomie raffinée! Quand on sait les reconnaître et les récolter au bon moment.
Scientifique et médicinal
🔬Et d’un point de vue scientifique et médicinal, la bardane est étudiée pour ses composés impliqués dans les fonctions d’élimination et le métabolisme cutané.
Une plante humble, mais d’une grande complexité.
✨ Si tu débutes avec les plantes sauvages, la bardane est une excellente école d’observation !
– Facile à identifier.
– Présente sur une grande partie de l’année.
– Impossible à confondre quand on a compris ses critères botaniques.
⚠️ Comme toujours, on apprend avant de cueillir ! On respecte la plante, le lieu… et son propre niveau de connaissance.
💬 Dis-moi :
l’as-tu déjà observée de près, ou goûtée sous forme de racine de bardane / gobô ?
🔗 Pour aller plus loin et apprendre à identifier les plantes sauvages comestibles en toute sécurité :
https://savoirsauvagetouraine.com/formations-aux-plantes-sauvages-comestibles/

Références bibliographiques
Cobbi Jane. Yamagobo : trois légumes japonais au carrefour de l’ethnobotanique et de l’ethnolinguistique. In: Journal d’agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, 29ᵉ année, bulletin n°2, Avril-juin 1982. pp. 179-183.
Flora Parisiensis ou Description et figures des plantes qui croissent aux environs de Paris. T. cinquième, 1779, Bulliard Pierre.


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